Jeanne Ière de Navarre (1273-1305)

Reine de France de 1285 à 1305 par son mariage avec le prince Philippe, futur Philippe IV le Bel
Reine de Navarre, héritière de son père, le roi Henri Ier de Navarre

Jeanne de Navarre

Jeanne Ière, fille du roi Henri Ier de Navarre (roi de Navarre de 1270 à 1274, mais également comte de Champagne) et de Blanche d'Artois, de lignée capétienne, esr dès le berceau, à la mort de son père, proclamée reine de Navarre à Pampelune sous la régence de sa mère.

La jeune Jeanne est promise au roi d'Angleterre puis au fils du roi d'Aragon avant de faire l'objet d'un marchandage avec le roi de France Philippe III.  Elle doit épouser Philippe le deuxième fils du roi... qui après le décès de son frère ainé, Louis, devient héririer du trône.

Jeanne est dès lors élevée à la cour de France, qu'elle ne quitte plus. A Notre-Dame de Paris, le 16 août 1284, à l'âge de 11 ans, elle épouse le prince héritier de la couronne de France, Philippe, qui devient ainsi roi de Navarre (avant d'être roi de France !) sous le nom de Philippe Ier (1284-1305).  Le couple ne manque pas de charme mais n'a pas le temps de profiter d'une oisiveté toute relative.  En octobre 1285, Philippe III meurt prématurément et son époux monte sur le trône de France avec le nom de Philippe IV le Bel. Jeanne est reine a treize ans

Dès 1289, elle donne naissance à un premier fils, Louis le Hutin, roi de France (futur Louis X) et de Navarre (futur Louis Ier). Viendront par la suite : Philippe le Long, roi Philippe V de France et également roi Philippe II de Navarre ; Charles le Bel, roi Charles IV de France et également roi Charles Ier de Navarre  ; Isabelle, future reine, en épousant le roi  Édouard II d'Angleterre.

Jeanne assiste son époux dans ses guerres et va jusqu'à prendre la tête des troupes. En 1299, elle accompagne son mari qui part combattre les Flamands. La reine se distingue aussi dans le domaine religieux et fonde le collège de Navarre à Paris et l'hôtel-Dieu de Château-Thierry.

Philippe IV entre en conflit ouvert avec le pape Boniface VIII. Ce dernier sombre dans la folie et meurt quelques semaines plus tard. La situation politique est donc très tendue quand le 2 avril 1305 à Vincennes, meurt à son tour la reine Jeanne. Certains vont jusqu'à dire que la mort de la souveraine n'est pas naturelle (comme celle de sa mère Blanche d'Artois, survenue trois ans plus tôt) mais aucune preuve ne peut affirmer le contraire.

 

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